Le Journal de Véronique – Albums, bandes dessinées et séries télévisées

Véronique, c’est une petite fille vive et rêveuse, avec déjà ce goût de la liberté qui la pousse à poser mille questions et à ne pas toujours accepter les règles des grands. Dans son monde à elle, l’imagination ouvre de grands espaces où elle peut rêver, comprendre les choses à sa manière et, surtout, rester elle-même.

L’univers de Véronique

Retrouvez les visages et les souvenirs qui ont marqué l’univers de la jeune Véronique : des personnages chers à son cœur, compagnons de jeux, de découvertes et de rêves, qui continuent de faire vivre la magie de son journal.

Boniface

Chien fidèle et jaloux, il vit presque exclusivement à travers son attachement à Véronique. Ses réactions excessives et touchantes révèlent souvent les émotions que la fillette ne parvient pas à exprimer.

Zaza et Patachon

Petits Indiens imaginaires du jardin de Véronique, ils peuplent un territoire où elle devient cheffe, aventurière et maîtresse de son destin lorsque le monde réel lui échappe.  

Arlette

Amie fidèle et élève brillante, sérieuse et soucieuse de bien faire, elle voit peu à peu se fissurer sa conviction que le mérite et la perfection suffisent pour être aimée et rassurée.

Odilon

Cousin bavard, gourmand et fanfaron, il cherche sans cesse à être admiré. Derrière son assurance spectaculaire se cache une fragilité nourrie par sa peur de ne pas être à la hauteur.

Jean et Pipo

Jumeaux inséparables, toujours lancés dans un projet, une cabane ou une expédition, ils incarnent la force joyeuse du groupe et une enfance vécue dans l’action plus que dans l’introspection.

Isabelle

Cousine un peu plus âgée, calme et discrète, elle agit comme un révélateur des préoccupations de Véronique. Sa simple présence rappelle que l’enfance est déjà en train de changer.

Boule de gomme

Garçon doux, attentif et constant, il privilégie la gentillesse à la compétition. Sa relation avec Véronique repose sur l’écoute, le respect et une tendresse sans rivalité.

Les poupées

Théâtre intime, reflet du monde intérieur de Véronique, où elle dépose ses colères, ses peurs, ses désirs de réparation et son affection.

Frou

Chatte indépendante et mystérieuse, elle aime sans démonstration et refuse toute relation possessive. Elle apprend à Véronique qu’on peut être proche sans appartenir à l’autre.

Les Chinchouin

Couple bavard et très sociable, ils illustrent un monde adulte davantage occupé à parler qu’à écouter. Leur bonne volonté et leur gentillesse finissent pourtant souvent par les rendre attachants.

Reniflon

Rêveur, fantaisiste, inventif et parfois imprudent, il sème le désordre autant qu’il crée du lien. Son imagination débordante cache une profonde fragilité et un grand besoin d’être vu, écouté et entouré.

Cousin André

Archéologue voyageur, organisateur infatigable et guide bienveillant, admiré par tous, il transforme souvent les rêves des enfants en projets concrets sans jamais imposer ses idées. Pour Véronique, il représente un modèle d’adulte libre, curieux et respectueux.  

Oncle Jules

Papa d’Odilon, c’est un adulte attachant, amateur de convivialité et d’humour, il accompagne volontiers l’enfance sans la juger. Son goût des plaisirs simples et sa souplesse n’en font pas toujours un repère irréprochable. 

Tante Augusta

Maman d’Odilon,  fusionnelle et inquiète, elle vit longtemps à travers les succès et les échecs de son fils avant de laisser apparaître peu à peu une personnalité propre, créative et en quête de reconnaissance.

Grand-Maman

Figure solide et enracinée dans le réel, elle transmet par l’exemple du quotidien et par la constance davantage que par les paroles.

Papa

Autorité peu présente dans le quotidien, ses paroles invitent souvent Véronique à réfléchir par elle-même plutôt qu’à simplement obéir.

Maman

Discrète mais fiable, elle assure la stabilité du quotidien tout en se mettant en retrait pour laisser à Véronique la liberté de construire sa propre expérience.

Mademoiselle Hélène

Institutrice attentive et bienveillante, elle reconnaît la richesse intérieure de Véronique. Elle montre qu’éduquer peut consister à encourager plutôt qu’à normaliser.

Monsieur Pitchoff

Horticulteur et pisciculteur pragmatique, il rappelle aux enfants que le monde n’obéit pas toujours aux émotions. Homme d’action plus que de discours, il met volontiers ses compétences au service des projets collectifs et aide les rêves à prendre forme.

Ginette

Élève modèle constamment valorisée par l’école, elle devient pour Véronique le symbole parfois douloureux de la comparaison, de la compétition et du sentiment d’infériorité.

Si vous avez aimé « le Journal de Véronique« , si vous avez envie de mieux connaitre l’œuvre de Nadine Forster, vous êtes au bon endroit ! Faites-vous connaître en via ce formulaire. Nous adorerions partager vos souvenirs de lecture du « Journal de Véronique « !

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« Alors, j’ai saisi un carton tête de mort et je l’ai lancé à la tête d’Odilon. Il n’a pas eu mal mais il était très vexé. Il m’a d’abord regarder sans bouger, puis il a lancé son long cri pointu que je connais et qui fait venir sa mère. Il est devenu bleu, non pas à cause du coup de carton, mais à cause de son cri. J’ai eu le temps de lui dire avec rage avant l’arrivé de tante Augusta
– Tricheur ! Pirate de baignoire !

Extrait de l’album n°3 « Mon anniversaire », 1964, Editions Pierre Tisné

Véronique et vous

J’avais 9 ans lorsque je lisais Le Journal de Véronique, et je me reconnaissais profondément en elle. Elle regardait le monde comme je le regardais.

Je trouvais merveilleuse la façon dont elle raconte elle-même son quotidien, avec ses enthousiasmes, ses colères, ses jugements définitifs, ses bagarres et ses injustices. Elle observe les adultes sans leur accorder cette supériorité que les livres pour enfants leur donnent si souvent : une mère peut être injuste, une tante parfaitement ridicule, et Véronique n’éprouve aucun besoin de tempérer son jugement.

À 9 ans, on ne confronte pas encore constamment sa vérité à celle des adultes. On habite sa propre vérité.

C’est cette liberté que Nadine Forster avait, me semble-t-il, extraordinairement préservée. Son dessin nous livre avec grâce et humour une attitude, un regard et une formidable palette d’émotions.Quelques traits suffisent à rendre immédiatement lisibles l’agacement, la fierté, la tristesse ou la jubilation de Véronique.

En la relisant aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi elle m’était si familière. Je n’y retrouvais pas l’enfant que les adultes souhaitaient que je sois. J’y retrouvais celle que j’étais.

Véronique, Bruxelles, Septembre 2026

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